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10/08/26

LES DROPAS : LE « ROSWELL CHINOIS » ?

Dans les montagnes reculées de Bayan Kara Ula, à la frontière entre la Chine et le Tibet, se cache l’un des récits les plus énigmatiques du XXe siècle. Une histoire mêlant archéologie, mystérieux disques de pierre, squelettes atypiques et possible rencontre avec des êtres venus d’ailleurs.

Tout aurait commencé en 1938, lorsqu’une expédition archéologique dirigée par un professeur nommé Chi Pu Tei aurait exploré un réseau de grottes à plus de 3 000 mètres d’altitude.

À l’intérieur, les chercheurs auraient découvert de nombreuses sépultures contenant des squelettes particulièrement étranges. Les individus auraient mesuré environ 1,20 mètre, mais auraient présenté des crânes étonnamment volumineux et des orbites très développées.

Qui étaient-ils ? Une population humaine isolée ? Une particularité génétique ? Ou quelque chose de totalement différent ?

Le mystère aurait pris une autre dimension avec la découverte, dans ces mêmes grottes, de 716 disques de pierre d'environ trente centimètres de diamètre. Percés en leur centre, ils auraient été parcourus par un étrange sillon en spirale rappelant celui d'un disque vinyle.

En observant ces sillons, certains chercheurs auraient distingué de minuscules symboles ressemblant à une écriture.

UN MESSAGE VENU DU CIEL ?

Pendant plus de vingt ans, personne n’aurait été capable de comprendre ces inscriptions.

Puis, dans les années 1960, un chercheur nommé Tsum Um Nui aurait annoncé être parvenu à les déchiffrer.

Et sa traduction aurait été stupéfiante.

Selon lui, les disques raconteraient l'arrivée sur Terre, il y a environ 12 000 ans, d'un groupe d'êtres appelés Dropas. Leur appareil volant se serait écrasé dans les montagnes et, incapables de repartir, ses occupants auraient dû survivre parmi les populations locales.

Ils auraient d'abord été considérés comme des êtres dangereux et pourchassés avant qu'une forme de coexistence ne s'établisse.

Une histoire qui ressemble évidemment à un scénario de science-fiction.

Selon le récit, les autorités scientifiques chinoises auraient refusé que Tsum Um Nui publie ses conclusions. Il aurait néanmoins rendu ses travaux publics au milieu des années 1960, avant d'être discrédité et de quitter ses fonctions. Il se serait ensuite installé au Japon, où sa trace se perd.

DES DISQUES AUX PROPRIÉTÉS ÉTRANGES ?

L'affaire ne s'arrête pas là.

Certaines analyses, jamais confirmées par une publication scientifique reconnue, auraient révélé dans les disques une concentration inhabituelle de cobalt.

De là est née une hypothèse étonnante : ces pierres auraient-elles pu avoir une fonction autre que décorative ou rituelle ?

Certains ont imaginé une sorte de support d'enregistrement primitif, capable de conserver des informations pendant des milliers d'années. Une idée fascinante, mais qui demeure aujourd'hui totalement spéculative.

En 1974, un ingénieur autrichien, Ernst Wegener, aurait visité le musée de Banpo à Xi'an. Il affirma avoir pu observer et photographier deux pierres correspondant à la description des fameux disques Dropa.

Dans les années 1990, les auteurs allemands Hartwig Hausdorf et Peter Krassa se seraient également intéressés à l'affaire. Ils rapportèrent différents témoignages concernant les objets et tentèrent de retrouver leur trace.

Mais une nouvelle fois, les preuves deviennent difficiles à vérifier.

UN DOSSIER REMPLI DE ZONES D'OMBRE

C'est précisément ici que l'histoire des Dropas devient problématique.

Lorsque l'on recherche des éléments vérifiables, les zones d'ombre s'accumulent.

Le professeur Chi Pu Tei est difficile à identifier dans les archives scientifiques. Il en va de même pour Tsum Um Nui. Les publications originales sont introuvables ou contestées et aucun musée reconnu ne présente aujourd'hui officiellement les fameux 716 disques accompagnés d'une provenance archéologique incontestable.

Deux possibilités s'opposent alors.

La première voudrait qu'une découverte extraordinaire ait été volontairement écartée ou dissimulée parce qu'elle remettait en question notre compréhension de l'histoire humaine.

La seconde est beaucoup plus simple : l'histoire aurait été progressivement construite et amplifiée à partir des années 1960, jusqu'à devenir une véritable légende archéologique.

Le silence ou l'absence d'archives ne constituent évidemment pas une preuve de dissimulation.

LES MYSTÈRES DE BAYAN KARA ULA

La région elle-même contribue pourtant à entretenir le mystère.

Bayan Kara Ula est une immense zone montagneuse longtemps difficile d'accès. Certains récits évoquent des peintures rupestres représentant des silhouettes, des formes circulaires et différents symboles célestes.

Mais comment interpréter des représentations vieilles de plusieurs millénaires ?

Un cercle dans le ciel peut représenter le Soleil, la Lune, une divinité ou un phénomène astronomique. Y voir automatiquement un appareil volant serait aller beaucoup trop loin.

C'est pourtant cette ambiguïté qui rend l'affaire si fascinante.

ALORS, MYTHE OU CONTACT ANCIEN ?

Aujourd'hui, aucune preuve archéologique reconnue ne démontre qu'un appareil extraterrestre se serait écrasé dans les montagnes chinoises il y a 12 000 ans.

Et pourtant, près d'un siècle après la prétendue découverte, l'histoire des Dropas continue de circuler.

Pourquoi nous fascine-t-elle autant ?

Parce qu'elle réunit tous les ingrédients d'un grand mystère : une région inaccessible, des grottes oubliées, des squelettes inhabituels, des centaines d'objets énigmatiques, une écriture inconnue, des chercheurs controversés et des artefacts qui auraient mystérieusement disparu.

Peut-être les disques ont-ils réellement existé mais leur histoire a-t-elle été considérablement embellie. Peut-être sommes-nous simplement devant l'une des plus extraordinaires légendes modernes de l'archéologie alternative.

Ou peut-être qu'à l'origine de cette histoire se trouve un élément réel qui reste encore à identifier.

Car finalement, le véritable mystère des Dropas n'est peut-être pas de savoir s'ils venaient des étoiles…

Mais de découvrir comment une histoire aussi extraordinaire a pu naître, traverser les décennies et continuer, aujourd'hui encore, à nous faire regarder vers le ciel.

18/06/2026

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